6 mars 2011

Le chant : c'est du sport !

J'ai lu dans le magazine Psychologies un article trèèès intéressant : plus besoin de faire du sport, il suffit de chanter ! :D
Tout cela est très sérieux, et au lieu de faire un récapitulatif, voici l'article dans son entier :

Pratiquer le chant est une source d’énergie inépuisable, qui permet de se muscler et de se détendre en profondeur, en libérant ses émotions négatives. Un sport comme un autre, et peut-être même meilleur... (Isabelle Lavayssière).

Peu importe le répertoire. Chanter repose, comme de nombreuses activités sportives, sur deux piliers : la respiration et la posture. La plupart du temps, nous inspirons puis expirons du bout des lèvres. Or, pour tenir une note et enchaîner les couplets, le chanteur pratique la respiration thoraco-abdominale. Lors de l’inspiration, les poumons se remplissent d’air, les muscles intercostaux se contractent et le thorax s’élève, tandis que le diaphragme s’abaisse, augmentant le volume de la cage thoracique. L’organisme tout entier est oxygéné, il s’assouplit et entraîne un relâchement qui apaise aussi les tensions musculaires.

Chanter permet de travailler sa posture. Exit dos voûté et épaules rentrées. Pour « sortir » sa voix, le corps doit se tenir le plus verticalement possible, le menton aligné, le cou dégagé.

Une heure de chant par semaine apporte un maintien comparable à celui obtenu en pratiquant la danse classique. L’ensemble du visage est sollicité : il devient plus lisse, et son ovale plus tonique.

Chanter provoque une vibration des cordes vocales dont la répercussion fait écho jusque dans nos cellules profondes, augmentant la sécrétion d’endorphine, cette hormone du bien-être agissant comme un antidépresseur naturel. Haine ou amour, chagrin ou joie, les paroles des chansons sont chargées de sentiments. Les prononcer donne aussi l’occasion de dire des mots que nous n’avons pas souvent l’occasion de formuler dans la vie quotidienne : « Je t’aime », « Je te déteste »…

Libéré, parfois courbaturé, le choriste sort des répétitions rechargé, apaisé et heureux !

Merci à Élizabeth Fresnel, médecin phoniatre, créatrice du Laboratoire de la voix, et à Charlotte Guedj, auteure d’ABC de la voix (Grancher, 2007).

5 mars 2011

Toi, moi, les autres

Toi, moi, les autres, petite comédie musicale française... avec des chansons "connues", comme "Pour un flirt avec toi" ou "Et si tu n'existais pas". Des (bonnes) chansons françaises, de bons acteurs (Leïla Bekhti, Cécile Cassel...) : alors, la bande-annonce m'a donné envie de voir ce film. Même si je m'attendais à que ce soit plutôt gentillet.

L'histoire, d'après Allociné : "Gab a une vie rangée : une fiancée, un mariage en préparation, une famille aisée. Leïla ne s’autorise pas à vivre la sienne : des études de droit, un petit frère turbulent, une maman partie trop tôt… Alors lorsque Gab renverse le petit frère de Leïla, c’est le choc des mondes et le début d’une grande histoire d’amour qui va se heurter violemment à la réalité.
Tina, la plus proche confidente de Leïla est sans papiers, sous la menace d’une reconduite à la frontière et se fait arrêter. Alors que le monde de Leïla s’effondre, Gab est prêt à tout pour elle, même à s’opposer à son père, préfet de police.
Et qui a dit que rien n’était impossible tant qu’on a de l’amour ?…"


Au début du film, on se dit : "ah ouais, c'est vraiment super nunuche... Heureusement qu'il y a les chansons pour chanter dans la tête et passer un bon moment".
Parce qu'au début, c'est une rencontre entre deux personnes qui n'auraient jamais du se rencontrer (pas du même monde), et qui forcément, tombent amoureux. Vu, revu, et rerevu...

Cependant, quelques chansons surprennent, et le film leur donne un sens supplémentaire : "Tout le monde" de Zazie, ou "La bonne étoile" de M.

Et puis arrive "Un autre monde" de JL Aubert... Interprétée par Tina, l'amie sans papier qui est emprisonnée en attendant son renvoi dans son pays. Là, ça donne des frissons. On se dit vraiment que les mots sont importants. Et que certaines situations sont insoutenables.
S'ensuit le "transfert" de Tina à l'aéroport. Pieds et mains liés. Comme du bétail. Et puis dans le film, on voit des images : je ne sais pas si ce sont des images de véritables reportages. Cependant, ces "renvois" dans les pays d'origine sont à l'image de ce qu'on se représente des déportations...
C'est peut-être un peu dur, mais si ces gens ont quitté leur pays, ce n'était certainement pas pour le plaisir... Et cette façon de traiter des personnes... Ca donne froid dans le dos.

Bref, ce film est à l'image de notre société actuelle (avec le préfet de police -qui s'appelle Brice^^- qui dit : "quand il y en a un, ça va, le problème c'est quand ils sont plusieurs" par exemple...).

Bon bien sûr, le film se termine bien, avec une belle interprétation de "Sauver l'amour" par le jeune Emir Seghir.

Et une belle morale avec "Quand on a que l'amour".

Dans la réalité, pas sûre que ça se passe comme ça. Et puis même, c'est bien de sauver un personne... mais les autres ?
(enfin, je sais bien : une goutte + une goutte + une goutte...).

Bref, un moment agréable (qui remue un peu les trips pour ce "problème de société"), avec de jolies chansons bien interprétées et inscrites dans un vrai sens.