14 novembre 2009

Pitt Ocha au pays des mille collines

Voilà, Pitt Ocha est de retour depuis le 2 novembre dernier... Et il se balade au pays des mille collines, et à travers le monde entier ! Cet album pour enfants est si doux, si musical, si beau... que même les grands en redemandent !

A part 3 ou 4 chansons (Le contraire de tout, Les arbres malades ou Chanson d'hiver), ce 2ème opus est totalement différent du premier. Mais je l'aime déjà autant !
Les autres chansons nous emmènent dans différents coins de la planète : Mongolie, Mali, à la frontière entre la Birmanie et la Thaïlande, Allemagne, Roumanie, Rwanda... Alors, oui, la musique est super agréable à entendre, mais les paroles aussi (même l'allemand est doux, si si !).

J'adore Bumbaïa (qu'on peut écouter sur le myspace de Pitt) :
"Le cœur plein de joie, sous les étoiles en fête,
danse Pitt Ocha en chantant à tue-tête.
L'avenir est évident
dans les yeux de nos enfants,
la liberté nous sourit
sous le ciel de Mongolie"

Menteries d'aujourd'hui me fait beaucoup rire, avec cette petite fille qui ne ment pas, mais qui "aime bien les bêtises, raconter [la] rend heureuse, même si ce sont des sottises". Aux adultes de s'adapter, quoi ! :p Et puis, il faudrait que tout le monde n'ait que ses problèmes : le caramel qui colle au palais, le stock de crocodiles qui diminue, les tagadas que personne veut lui donner... Et qu'est-ce que ça donne envie de danser !

Pour danser, il y a aussi et surtout Papiyouchka-Polka ! "Jambe gauche et jambe droite,
on se tourne - ne tombe pas !
Claque des mains et fais trois pas...
Houllaoup... c'est ça !"

Pour rire sur les paroles, il y a Le contraire de tout avec un refrain formidable ("Tout est tout et son contraire. Tout est le contraire de tout. Quand le tout traite de con, le traite-de-con-tout-tant-tout"), Utule, micutule et son super rythme,
Les arbres malades...

Et les chansons douces : Coué Coué ("Un petit mot dans ton oreille Dos ojos qui m'émerveillent Drei kleine Wörten only for Me pequenito de amor"), Marchand de rêves ("Et peu m'importe qu'ils comprennent les douces paroles de ma chanson, si votre coeur les entraîne, si l'on s'enchante à l'unisson"), Le monde est dans ma poche, et bien sûr la génialisime berceuse : Igihozo.

Bon, vu que cette œuvre est signé par Les Ogres de Barback, il y a aussi un petit côté politique (jamais méchant bien sûr ! Juste réaliste^^), avec
Touche pas à mon école
("Nous on ne veut pas être entassés au fond des classes.
[...] Mais s'il continue à toucher à mon école, le président à la casserole ! [...] On va goûter un velouté de vieux ministres avinés, et relevés à l'Elysée, et de quelques lois à la noix, un pot-au-feu de députés et un patron qui pue les pieds et le fromage, enfin bref, bon courage !")
et Le p'tit Nicolas : "c'est moi le roi, et d'abord c'est moi qui commande, moi qui ai le choix. Toi, tu fais ce qu'on te demande. C'est moi la loi...". Je me demande bien de qui ça parle... :p

La chanson que j'aime pour le sens des paroles, c'est Chanson d'hiver (avec les Québécois Cowboys Fringants, où ils disent que dans leur pays, "l'hiver, y'a pas de soleil qui plombe, y'a seulement de la neige qui tombe sur mes copains et moi. Et malgré le froid qui nous gèle les doigts, nos cœurs de marmots restent bien au chaud" et que "Les grands sont bien fatigants, se plaignent du mauvais temps". Enfin, bref, l'air de dire que les adultes, avant de se plaindre, faudrait peut-être réfléchir, se dire qu'on ne peut pas agir sur tout, et que de toute façon, l'essentiel est d'être bien là où on est.

En ce temps où l'on nous demande de réfléchir à ce qu'est notre identité nationale, je trouve que cet album est une très belle réponse : comme dans la chanson Invitation, je dirais que "chez nous c'est nulle part", et que le mélange des langues et des musiques à travers les frontières donne un résultat magnifique. Chez moi, c'est chez eux. Et chez eux, c'est chez moi. C'est chez nous. (Merci Jean-Louis : car "chez moi, c'est chez toi... chez nous quoi !" :p)
"Quelques mots écrits pour toi,
en français, mandingue ou bambara,
une chanson qui nous emmène
à mille lieues de la haine".

A écouter de toute urgence ! (et à dévorer le livret, dessiné par Eric Feury). Pour enfants et... grands enfants !

25 octobre 2009

Le Petit Nicolas - le film

Ca y est, j'ai enfin vu le film Le Petit Nicolas, moi qui en ai lu je-ne-sais-combien.
Quand le film est sorti, et que j'ai entendu les critiques, j'étais déçue... pas du film, mais des critiques : comment peut-on dire que l'acteur qui joue le Petit Nicolas est nul parce qu'il en fait moins que ces copains ? Dans le livre, c'est déjà le cas ! C'est le narrateur, mais ce n'est pas de lui que viennent les idées pour les bêtises ! Il raconte juste ce qu'il se passe autour de lui, à l'école, la maitresse, les copains, ses parents...

Et puis, j'ai vu le film. Et je l'ai trouvé super bien fait, très "chouette" ! ;-) Très à l'image des livres. Rien que le générique de début vaut le coup d'être vu.

Ensuite, j'ai trouvé l'histoire originale, avec toutefois des scènes des bouquins que l'on retrouve. J'ai adoré voir François Damiens dans le rôle du voisin. Et Gérard Jugnot pour la chorale ! :D
En fait, j'ai trouvé le choix des acteurs très bon (les parents -Kad Merad et Valérie Lemercier-, FX Demaison, Sandrine Kiberlain, Anémone...). Les enfants sont excellents aussi, avec un petit faible pour Rufus (et sa coupe de cheveux :p) et Clotaire, mignon et... intelligent, malgré les apparences !

L'histoire de fond : Le Petit Nicolas va avoir un petit frère, et il a peur que ses parents l'abandonnent dans la forêt comme le Petit Poucet... Avec ses "chouettes" copains, ils montent un plan pour faire enlever le bébé à la naissance...

Et le reste, tout le reste... tout ce qui se trouve dans les bouquins : chaque copain (le gros qui mange tout le temps, le fils du gendarme, le 1er de la classe - sale cafard, celui dont le papa est riche...), la maitresse (superbe) et sa remplaçante (excellente), le bouillon... et le terrain vague. Le terrain vague avec la planche de la clôture qu'il faut soulever pour y accéder, exactement comme dans les livres, comme sur les dessins de Sempé.

La fin est très drôle... je serai bien tentée de la raconter... mais bon, je fais un effort pour ceux qui ne l'ont pas encore vu !
Pour finir, je dirais juste que la chanson de Renan Luce est plutôt bien dans le ton juste après le film.

Enfin bref, c'était "chouette" !

3 octobre 2009

L'inattendue

Lu en une journée, ce bouquin m'a archi-plu ! L'inattendue, de Karine Reysset, d'après la quatrième de couverture, c'est :

"Une jeune femme tient le carnet de bord de sa grossesse, de cet enfant qu'elle fabrique enfin après l'avoir très longtemps désiré. Aujourd'hui, elle l'attend avec ferveur, enthousiasme, inquiétude : qui sera-t-il ? Conjurera-t-il le souvenir entêtant d'un autre enfant, disparu depuis longtemps ? De ce moment banal et merveilleux, de cette attente infinie, elle note jour après jour les moindres changements, les plus infimes événements et les émotions puissantes qu'ils font naître en elle. Oscillant sans cesse entre peur et bonheur, la vie fait son chemin tandis que l'heure de la rencontre approche pour la jeune mère et son enfant, après neuf mois passés à faire connaissance..."

N'ayez pas peur, en fait, elle n'écrit pas "jour après jour"... Et puis il n'y a pas que la grossesse. Il y a aussi tout ce qu'il y a avant : quand ils essaient, mais que ça ne marche pas tout de suite (elle mettra un an à tomber enceinte).

Comme l'auteur l'écrit régulièrement, dans ce livre, il y a elle, bien sûr, mais aussi le futur papa, le bébé quand il est dans le ventre, et... l'ombre d'un petit frère décédé de mort subite (quand elle avait 7 ans). Du coup, même si ça ne la concerne pas directement (enfin un peu quand même^^), ce bouquin nous fait comprendre que même les enfants n'oublient rien, que la maternité est quelque chose de fragile, très fragile. Et que si ce n'est "qu'un frère", c'est presque comme si c'était arrivé à l'un de ses propres enfants. Et cette date qui revient... non chaque année, mais chaque mois... Comme pour dire qu'un deuil, ça ne cesse jamais.

La mort apparait souvent dans le bouquin : chaque mois, avant d'être enceinte, elle "voit rouge". Pour elle, c'est à chaque fois la mort d'un bébé.

Alors il y a cela... mais aussi la vie. Puisque quand elle voit les deux traits bleus, on a peur, comme elle, mais l'enfant reste accroché, puis il grandit, et aux échographies, on voit que tout va bien. Et puis... arrive bien sûr la naissance. L'auteur dit qu'elle nait en même temps que son enfant.

J'ai beaucoup aimé le choix du prénom (Juliette) :p
Et j'ai vraiment adoré ce livre, on est dans cette histoire comme si elle concernait celle d'une sœur ou d'une amie proche.

Au début, la lecture est étrange, puisque les phrases ne sont pas toutes terminées. Mais on rentre très vite dans le style, comme si on était dans la tête de l'auteur. On a peur ensemble, on est heureux ensemble, on se pose des questions...

Bref, je conseille vraiment ce bouquin !!! (sauf si vous êtes enceinte peut-être^^).

27 septembre 2009

Mademoiselle Chambon

Jeudi dernier, Stéphane Brizé (réalisateur) et Vincent Lindon sont venus à Amiens pour l'avant-première de Mademoiselle Chambon.
Malgré ce que pense Vincent Lindon, je ne suis pas allée voir ce film les yeux fermés, juste parce qu'il joue dans ce film. Non. Je suis trop curieuse... trop impatiente... J'avais donc regardé la bande-annonce avant : elle est magnifique. Comme le film.
Vous la trouvez sans action ? Un peu longuette ? Elle est comme le film : un peu longuet, beaucoup de silence, beaucoup de belles musiques, beaucoup de bruit, mais pas de parole (ou très peu). J'ai apprécié.

L'histoire (Allociné) : "Jean est quelqu'un de bien : un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l'institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d'un monde différent. Ils vont être dépassés par l'évidence des sentiments."

Au début du film, nous rencontrons d'abord la famille de Jean (Vincent Lindon). Nous apprenons vite qu'il est maçon... et surtout, ça s'entend ! :s Le marteau-piqueur, la masse qui sert à casser un mur... Quand dans la vie, on est "en travaux", ce n'est pas hyper agréable à voir au ciné :s

Ce qui fait mal surtout, c'est qu'il n'y a pas de musique de fond (il y en aura seulement à deux reprises dans le film).
Et du coup, ces bruits de travaux sont très forts. Comme tous les autres sons du film. Plus agréables : le violon de Mademoiselle Chambon (Sandrine Kiberlain), le CD, la "musique" du vent dans les feuilles.

Et puis il y a la rencontre de ces deux personnages. Deux personnes, deux mondes.
Lui bien dans sa famille, bien au boulot qui fait du bruit. Il ne se pose de question.
Elle bien dans son boulot (où doit régner le silence, mais qui peut faire du boucan aussi : les chaises des enfants qui se lèvent tous en même temps à l'heure de la sortie), mais seule dans la vie, au calme.

Elle joue du violon. Du moins, elle en jouait. Quand il voit l'instrument, il lui demande d'en jouer.
Et de la musique, va naître un troisième monde. Le leur. Le beau monde de la musique.

Comme je le disais au début, ce film peut paraitre "longuet". Mais si on a le temps, il est agréable. L'histoire n'est pas archi-originale (un homme marié tombe amoureux d'une autre femme), mais cette histoire d'amour est belle, parce que pas "censée". Elle relève plus de la passion, pas d'une envie.

La fin est chouette. Comme a dit une fille dans la salle après le film, la caméra qui se balance dans la gare et qui donne un effet "spatio-temporel" donne un résultat génial.

Pour les anecdotes, oui, quelqu'un a posé la question à Vincent Lindon de savoir si ce n'était pas trop difficile de jouer une histoire d'amour avec son ex. Mais comme je ne joue pas dans le "people", vous n'aurez pas la réponse :p
Il faut juste surveiller cet excellent acteur quand il passera au Grand Journal de Denisot, voir s'il tient sa promesse de prononcer le terme de "spatio-temporel". :D

26 septembre 2009

Le Coach (ah, d'accord...)

Vu il y a déjà deux semaines, le film Le Coach est fait pour moi. Il parle de moi. Je suis Jean-Paul Rouve. Ou il est moi.
Ah d'accord...
Bon, soyons sérieux.

Ce film d'Olivier Doran est super drôle, et avec d'excellents acteurs : Jean-Paul Rouve, Richard Berry et Anne Marivin. Entre autres.
L'histoire (d'après Allociné) : "
Chêne est un coach renommé qui accumule les succès professionnels. Mais c'est aussi un joueur invétéré qui a des dettes colossales. A bout de patience, sa femme le quitte. Pris à la gorge par ses créanciers, Chêne accepte un contrat qui peut le sauver : coacher à son insu Marmignon, un directeur très singulier qui semble être le pire coaché imaginable."
Ah d'accord...

Dès le début du film, on se marre : le coach va voir Laure Manaudou pour la remotiver, et elle gagne une compétition. Puis il va au siège social du Parti Socialiste, dans de grandes entreprises... et il en sort toujours content de lui. Et enfin, il va au PSG. Et là, il en sort avec une tête qui dit "la vache, ça va être dur avec eux". Excellent ! :D

Et le voilà a accepté d'être le coach du petit directeur de service d'une société, Marmignon (joué par JP Rouve). Par contre, il (R Berry) ne peut pas se repésenter en tant que coach : le coaché est un directeur de service nul (selon le DG) car il est très/trop gentil mais se trouve être le neveu du président... et a un gros contrat à faire signer à des chinois.

Le coach est donc présenté comme un stagiaire. Mais bon, à l'âge de R Berry, être stagiaire entraine des quiproquos.

A la fin, le "méchant" coach gagne grâce au "gentil" et à sa façon d'être avec les autres (trop gentil, mais là pour eux...). Les "gros méchants" de patrons sont totalement perdants. Bref, final attendu et pas original... mais qui me fait plaisir.

Oui, ça me fait plaisir. Parce que dans le film, le trop gentil passe bien sûr pour un gros nul qui ne sait pas dire non, les autres pensent qu'il gâche sa vie à être là pour les autres, à ne pas réagir face à la méchanceté... Et puis finallement il est récompensé.
C'est vrai, au début, on pourrait penser que son équipe se fout de lui, n'empêche qu'ils sont là le soir et le We pour tout faire pour qu'il redevienne leur chef.
Et sa soeur... elle lui a paut-être gâché une soirée... et alors, un soir, ça se rattrape. Et être présent pour sa soeur, ça n'a pas de prix.

Bon, j'avoue qu'au début, avec ses "ah, d'accord" (répétés très souvent mais qui font rire à chaque fois), on a envie de lui mettre des claques, de lui dire "mais réveille-toi ! ne te laisse pas faire !". De se dire "les gens me voient comme ça ?", "faut que je change !". M'enfin... On ne se refait pas !

Si vous voulez regarder une vidéo, regardez celle du test... c'est excellent ! :D
Et puis la bande-annonce bien sûr.

Si vous souhaitez passer un bon moment, allez voir ce film !

Ah ! Une dernière chose :
"- Je n'ai jamais réussi à terminer ce livre..."
- Oui-oui ?!"

Ah d'accord... :D

13 septembre 2009

Les chaises vides (ne plus jamais enseigner)

Quand j'achète un bouquin, c'est toujours un livre de poche, parce que je trouve les "nouveautés" trop cher pour ce que j'en fait... (les lire une fois, puis, au placard !).
Mais là, j'ai craqué : sur la 4ème de couv' de Les chaises vides de Christophe Etemadzadeh, le résumé m'a plus que séduite.

"La rentrée, savez-vous seulement ce que c'est ? L'avez-vous jamais su ? La rentrée, c'est le moment précis où le bourreau vous replonge la tête dans l'eau".

"Quand votre première affectation vous envoie à 100 km de chez vous, dans ce territoire énigmatique qu'est la Zone interdite, quand les élèves relèvent de catégories qui vont du pénible au débile profond, quand la violence verbale ou physique occupe le plus clair de vos journées et que la formation pédagogique ne vous a pas appris l'art de la guerre... alors, oui, le métier d'enseigner tourne au supplice.

Christophe Etemadzadeh brosse un tableau impitoyable de l'Education nationale. Et que celui qui n'a jamais rêvé d'assommer le crétin au fond de la classe lui jette la première pierre."

Alors moi, révolutionnaire dans l'âme (:-p), je me suis dit : cooool ! enfin un bouquin où un vrai prof va dire ce qui ne va pas dans la formation IUFM et dans l'Educ' nat' en général, et proposer (automatiquement) des solutions.

Pauvre innocente que je suis...
Le bouquin se lit d'un trait. J'ai adoré le style de l'écrivain.

Par contre... j'ai détesté ces propos !

En fait, c'est l'histoire d'un jeune mec (jeune et con), fils de profs, qui déteste ce métier. Il pense que les profs sont tous des nuls, que c'est un métier de "ratés".
De plus, ce con euh ! ce gars, est feignant (il le dit lui même). Et j'ai beau être "ouverte" et tolérer un peu tout et n'importe quoi... bref, j'ai peu de valeurs... mais je ne supporte pas les feignants !!!

Et puis, dans ce livre, ça ne s'arrange pas. Au fur et à mesure que les pages défilent, l'auteur critique, insulte les élèves, les enseignants, les gens qui habitent dans ces zones difficiles (comme si c'était un choix^^). Mais il y va vraiment fort.

Bon, je dois avouer qu'il y a des passages qui m'ont fait sourire. Comme quand il fait une typologie des élèves, avec le passage suivant par exemple :
"La grognasse est une grosse fille dont la croissance est terminée depuis la fin de la sixième. Elle rêve de devenir toiletteuse pour chiens. Elle aura son premier enfant l'année prochaine [elle est en classe de 3ème]. Elle pense que vous ne l'aimez pas -elle a raison- et croit subir une injustice toutes les deux minutes trente."
Bon, si vous trouver que cela ne se dit pas, et ne s'écrit surtout pas, alors ne lisez pas ce bouquin !!!

Pour les gens qui n'aiment pas les profs et trouvent que le métier d'enseigner est pour les incompétents, ce bouquin vous fera vous tordre de rire.

Mais pour moi qui trouve que c'est le plus beau métier du monde, avec, malheureusement, toutes le difficultés qui l'entourent, j'ai lu un peu à contre cœur...

Dommage d'avoir été impatiente, et de ne pas avoir attendu la sortie en livre de poche !

Bon, pour la peine, cliquer ici pour entendre les Fatals Picards chanter un hommage à ce magnifique métier de prof (même s'ils critiquent aussi les élèves :p).

29 août 2009

L'art de la simplicité

Ce bouquin (de D. Loreau) m'attirait depuis longtemps dans les rayons de la F**c, vu sa couverture... (j'adore les arums... si un jour vous m'offrez des fleurs^^ :p). Un jour, j'ai craqué, j'ai lu la quatrième de couv' :
"Simplifier sa vie, c'est l'enrichir, contrairement à ce qu'on prône notre société de consommation. Découvrez un mode de vie zen, directement issu de l'art de vivre japonais, reposant sur le principe du "moins pour plus", appliqué à tous les domaines".
Alors, j'ai été obligé de l'acheter.

Ce livre est composé de 3 parties : Le matérialisme / Le corps / Le mental.
J'ai bien aimé la dernière partie. Beaucoup moins la seconde... (c'est dit qu'il faut quasiment pas manger... sont fous ! :p). Et j'ai adoré la première partie.

Matérialisme et Minimalisme.

Le livre commence par nous expliquer que d'avoir beaucoup d'objets, c'est lourd (au sens propre comme au figuré) et nous conseille donc dans la décoration de la maison (éviter les meubles au maximum, ne garder que ce qui nous sert régulièrement...) et dans le choix des habits (acheter un haut qui peut aller avec 5 pantalons, et vice versa, ne prendre que des couleurs et des modèles basiques...). Et puis on peut lire que la richesse, ce n'est pas la possession de tonnes d'objets, mais que la richesse n'est qu'intérieur.

C'est dans cette partie aussi où l'auteur parle du temps : il ne faut pas en perdre... mais le temps où l'on ne fait rien est PRIMORDIAL. Il nous faut des moments de solitude, dans un coin qui nous plait, en silence, ou en musique (classique) quand on prends notre bain...

Et puis il y a quelques conseils, comme par exemple :
- "N'acceptez pas ce que vous ne voulez pas"
- "Ne collectionnez pas les échantillons de parfumerie dans votre salle de bains"
- "Ne rangez pas en vous contentant de déplacer"
- "Sachez que rien n'est irremplaçable"
- (j'l'aime bien celle-là :p ) "Inspectez chaque pièce : un objet en moins est un époussetage en moins"

J'ai vraiment adoré cette partie, c'est un peu la philosophie de vie que j'aimerais avoir... Même si je sais que j'en suis loin ! Mais certaines choses que nous ne faisons pas sont tout de même réalisables.

Le corps.

Bon, cette deuxième partie, j'ai mis un peu plus de temps à la lire parce que... j'étais moins d'accord :p
Le bouquin nous dit bien sûr qu'il faut prendre soin de notre corps, et que cela passe par des soins, et par le sommeil. Il y a également quelques conseils pour faire des produits nous-mêmes, et on peut lire que THE produit à avoir est une huile unique "à-tout-faire". Jusque là, ça va. :D

Par contre, après l'auteur affirme que les femmes doivent avoir les ongles peints tout le temps par exemple, qu'on doit faire du sport, pas trop d'un coup... mais en gros, toutes les 5 minutes^^ Bon, là, comprenait que je trouve cela un peu exagéré^^

Mais le pire... c'est quand arrive le passage sur la nourriture ! Pour D. Loreau (alors, je résume vraiment grossièrement), il faut presque ne rien manger ! Pour elle, on doit manger dans un bol de la taille de notre poing fermé... un seul bol par repas... Elle dit que c'est largement suffisant ! Et que nous n'avons pas besoin de manger 3 fois par jour (alors encore moins 4 ou 5 fois^^). Et puis elle conseille même de jeûner régulièrement. :S

Le mental.

Dans la dernière partie, on parle de concentration, de méditation... de "simplifier" notre carnet d'adresses !, et de ne faire que ce qu'on veut... chouette ! :D
Ce qui m'a plu, c'est que l'auteur écrit qu'on doit se vider la tête de tout ce qui nous embête, que de toute façon, même si on y pense très fort, ce qu'on redoute arrivera. Ou pas, d'ailleurs.
Donc, se vider la tête... Encore un concept avec lequel je suis à 100% d'accord. Mais pas sûre que j'y arrive...
Quelques petites phrases que j'ai bien aimé :
"Devant un problème, il n'y a rien à faire. Il y a à savoir",
"Le silence est d'or",
et, une que j'adooore (un proverbe chinois) :
"Le ciel nous a donné deux oreilles pour écouter et une bouche pour parler. Nous devrions donc écouter deux fois plus que parler".

Pour conclure, je dirais ce que je n'ai pas aimé dans ce livre... et puis par 2 phrases essentielles.

Je n'ai pas aimé le fait que ce bouquin soit destiné aux femmes. Je ne comprends pas pourquoi les hommes ne sont pas concernés pour l'auteur...

Bref... allez, 2 petites phrases à inscrire dans la tête :
"Celui qui pense que c'est assez aura toujours assez" Lao Tseu.
"Est heureux celui qui croit l'être. Tout ce que j'ai est avec moi" Stilpon de Mégare.

5 août 2009

Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

Dernier film vu, Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires). Ce film m'a attiré parce qu'à l'affiche, il y a Bernard Campan. Et je le trouve excellent acteur (depuis Se souvenir des belles choses...).

Alors j'ai regardé la bande-annonce. Ca avait l'air gentillet, avec un sujet "familial". Mais bon... l'extrait m'a plu quand même :p

Alors voilà l'histoire : le film est vu de la petite fille de 12 ans, elle rentre en cinquième et... ses parents divorcent. Et comme le titre nous le fait sous-entendre, ils ont la garde partagée des enfants.

Elle, Léa, a un petit frère. Tout mignon... Et déjà bon acteur ! Il est très accro à la sauvegarde de la planète : il comptabilise le temps passé sous la douche de sa mère et sa sœur pour leur donner leur consommation d'eau, quand sa prof de piano lui dit qu'il peut devenir un grand pianiste, il dit que non, il travaillera chez Green peace... Enfin bref, un petit garçon totalement dans notre époque qui n'a connu que cela depuis sa naissance.
Et puis il a une façon de regarder son papa ou sa maman, un regard un peu rêveur, qui dit aussi que pour l'instant il ne dépends que d'eux... enfin bref, il a été très réaliste dans son rôle.

Léa en veut bien sûr à sa maman, de toute façon "elles ne se comprennent pas". C'est sûr, à cet âge... M'enfin, de mon siège de spectateur, ça m'a un peu enragé : sur ce coup, ce n'est pas la maman (Mathilde Seigner) qui a fauté... Et cette adoration pour ce père...

Père très sympa. Très cool. Très "ne nous crions pas dessous, parlons calmement, et tout va bien se passer". Il était dans la banque (ou assurance... j'sais plus :s) pour se reconvertir en thérapeute.
Il fait des "free hugs". Et puis... c'est Bernard Campan quoi.
Mais bon, n'empêche que dans le film, ce n'est pas le plus sincère avec ses enfants finalement...
(L'entrée de son immeuble ressemble à celle du prof dans le film La belle personne).

La petite Léa tombe bien sûr amoureuse d'un garçon au collège... Et puis est très sms, msn, vidéo sur blog...

Le film est plutôt gentillet, mais très bien fait, tous les acteurs sont bons. Et pas forcément canons ou super bien habillés contrairement à LOL.
Et qui dit "film réaliste", dit "film qui m'a plu" !

Et puis en plus... ça se passe à Paris. On les voit traverser un parc et un pont (honte à moi, je ne saurai dire lequel...) à chaque saison de l'année, c'est beau...

Alors si vous avez des enfants ou que vous souhaitez passer un petit moment sympa, allez le voir ! ;-)

2 août 2009

A tous les Ronchonchons

La chanson du moment est destinée à tous les ronchonchons. Et à tous ceux qui en connaissent. Et puis après tout, on est tous plus ou moins ronchonchon... Alors, à nous tous !

Merci Alexis HK pour
La Maison des Ronchonhon dans son dernier album Les Affranchis.

Pour l'écouter, c'est ici !!!!

Voici les paroles :
"
T'es ronchonchon, toi, ouais
T'es ronchonchon

Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon

Si t'es chafouin, fais attention

Ou je t'emmène dans la maison des ronchonchons

C'est une maison grise, adossée à une mine

De sidérurgie désaffectée

On y vient à pied, on a un peu peur

Les gens qui vivent là sont tous de mauvaise humeur

Y a Jean-Pierre Ronchonchon qui râloche sans arrêt
En cherchant la clé de la maison des ronchonchons
Et Bernard Vénère qui lui crie après

"Qu'as-tu fait de la clé de la maison, Ronchonchon ?"

Et Marie-Pierre Grognon, vraiment ça l'énerve

Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a perdu un truc

"Qu'est-ce que t'en as fait ?"

Si je le savais, il ne serait pas perdu

Et ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve !


Mais t'es ronchonchon, toi, ouais

T'es ronchonchon

Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon

Si t'es chafouin, fais attention,

Nous approchons de la maison des ronchonchons


Jean-Pierre Ronchonchon a retrouvé la clé

Sous le paillasson de la maison des ronchonchons

Et Bernard Vénère lui dit
"Ça, je le savais, ça ! Tu perds toujours ta clé

Sous le paillasson, hé, ronchonchon!"

t Marie-Pierre Grognon, vraiment, ça l'énerve

Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a retrouvé un truc

"
Je savais où c'était !"
Si tu le savais, pourquoi tu l'as pas retrouvé toi-même ?

Ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve, ça m'énerve !

Mais t'es ronchonchon, toi, ouais

T'es ronchonchon

Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon

Si t'es chafouin, fais attention

Nous pénétrons dans la maison des ronchonchons

On a décidé de boire l'apéritif

Et dans le salon de la maison des ronchonchons

Même la peau de bête semblait de mauvais poil

Pas de doute, on est bien dans la maison des ronchonchons, là

Jean-Pierre maugréait en s'arrachant les tifs constatant, excédé,
"Le vin sent le bouchon !"
Et Bernard Vénère lui dit "Je te l'avais dit !
Faut pas que tu t'étonnes, t'achètes ton vin chez Champion !"

Et Marie-Pierre Grognon, vraiment, ça l'énerve

Quand y a Bernard qui dit à Jean-Pierre qu'a acheté un truc

"T'aurais bien mieux fait d'aller chez Fauchon"

Décidément Bernard, y m'énerve, y m'énerve, y m'énerve


Mais t'es ronchonchon, toi, ouais

T'es ronchonchon

Toi t'es fâché, toi t'es grincheux, toi t'es ronchon

Si t'es chafouin, fais attention
On va dîner dans la maison des ronchonchons


Il faut une fin à cette sombre histoire

Une grande morale à cette petite chanson

Si t'es trop grognard, si t'es trop ronchon

Tu passeras ta soirée avec des cons
- Avec des quoi ?

- Bah des ronchonchons, quoi ! Du genre fâché, grincheux et puis ronchon

- Des ronchons quoi ?

- Des ronchonchons. Tu finiras par habiter dans la maison des ronchonchons

- Mais des ron quoi ?

- Des ronchonchons quoi ! Du genre fâché, grincheux et puis ronchon

- Des ronchon quoi ?

- Bah des ronchonchons ! Tu finiras ta vie comme un ronchonchon

Et ça t'énerve, ça t'énerve, ça t'énerve, ça t'énerve {x2}
"

Juste à savourer ! ;-)

1 août 2009

Bancs publics

Au titre, ce film m'a plu. A l'affiche, je me suis dit "faut que tu regardes la bande-annonce, ça à l'air d'être un film pour toi".
Là, j'ai vu qu'il y en avait des tonnes, de bande-annonces... Dont quelques unes qui sont excellentes (allez les voir sur le site officiel de Bancs publics
). Cela se passe à Versailles...

Et puis mardi, est arrivé Télérama dans ma boîte aux lettres. Chez eux, quand un film reçoit une excellente critique, il y a en général la critique opposée. Là, non : 2 avis positifs. Très positifs. Avec une conclusion style "si vous n'aimez pas, c'est votre problème, mais nous, on assume notre amour pour ce film".

Alors... je suis allée le voir en salle.

L'histoire se déroule en trois parties.
D'abord, au bureau, avec les secrétaires et leur chef un peu "étrange" (et les fenêtres de jeux ou de recherches dans "paru-vendu" fermées pour celle d'excel à l'ouverture de la porte du bureau), la machine à café, le départ en retraite... C'est de ces locaux que les employés voient le sujet du film : une affiche accrochée en dessous d'une fenêtre d'un particulier avec écrit, en blanc sur fond noir, "homme seul".
La discussion est lâchée : un homme désespéré qui lance un appel au secours ? un homme qui fait sa simple pub ? une recherche d'un "plan-cul" ? Une farce ? ... Mais qui a fait cela ?

La seconde partie, c'est le midi, au parc entre les bureaux et les appart' des particuliers. Là, se croisent les gens. Ma partie préférée. Un peu à la Lelouch.

Et enfin, la dernière partie. Au magasin Brico Dr(e)am. Une boutique de bricolage, dont le "e" ne clignote plus et laisse lire "Brico Dram"^^ Cette partie aussi est drôle, avec celui qui fait le mariole, le coin café et son ukulélé, les vitamines pour poissons...

Et puis à la fin, bien sûr, on sait qui vit dans l'appartement où il y a l'affiche "homme seul". Et puis, on comprends tout.
Vous voulez savoir ? Ben, allez le voir !!! :p

Le film était plutôt plaisant. Plutôt drôle. De bons acteurs (et de NOMBREUX acteurs). Bien tourné. Bien écrit.
Mais je ne le mettrai pas dans mon box-office.
Et, sûre qu'il ne plairait pas à tout le monde. Peut-être que ça tourne un peu trop en rond, qu'il n'y a pas d'action. Pour moi, ça m'a convenu :D

Ce que j'ai le plus aimé, c'est le tout début. Dans les couloirs du métro, dans la rame... et celui (Ridan) qui joue bien sûr Les Amoureux des Bancs publics de Brassens à la guitare... Excellent. Magnifique.

Et puis cette petite fille qui garde le secret. Pff... moi, j'aurais bien voulu le connaître, ce secret...

23 juin 2009

Merci

Et voilà encore un an de passé pour moi... 27 ans...
M'enfin, je ne vais pas m'étendre sur le temps qui passe et tout et tout...

Non non, je voulais juste remercier les personnes qui ont pensé à moi.
Bon, merci à la famille, aux amis, aux connaissances... qui m'ont souhaité mon zanniversaire et qui j'ai déjà remercier (ou que c'est en cours^^).

Mais surtout, surtout, un énorme merci aux autres que je ne pourrais pas remercier.

En premier, Yves. Yves Rocher. Toujours le premier chaque année.

Merci à Vog,
à Esprit,
à Mexx,
à Chatawak,
à la Fnac,
à Psychologies magazine,
à Telerama,
à deux sites internet de cartes virtuelles,
au site deezer.fr,
à Marionnaud,
à Copains d'avant,
à infoconcert.com,
à Orange,
...................................

Par contre, j'avoue être déçue par mon meilleur ami, Google. Et mon ami du quotidien, viedemerde.fr. Aucun ne me l'a souhaité.

Mais bon... Les fleurs que m'ont offerts mes neveux à moi, elles sont top (j'adooore les arums !), alors j'excuse les deux amis cités en dernier.

Tout cela pour dire que si Alexis HK a besoin de Myspace pour avoir Tom en ami, moi, la société de consommation me suffit...

Oui, c'est ironique.

M'en passer ? J'aimerai pouvoir dire que je le fais. Mais je ne peux pas.

Société de consommation, je ne le veux pas...
mais ... je t'aime :p

14 juin 2009

3 ans... Ils sont grands !

Et oui, mes neveux ont fêté leur troisième anniversaire dimanche dernier.
Chez eux, il y avait des ballons et une banderole "Joyeux anniversaire" : un vrai anniversaire de petit garçon, pas de bébé ! :D

Bien sûr, ils ont été gâtés... Des playmobils (en tonnes ou presque :p), des jeux sympas où il faut trouver les intrus, des livres, un camion de pompier, un circuit de train, un tableau veleda/craie, des DVD, des "sous" comme ils disent, et un vélo chacun. Avec les petites roues.


Et puis il y avait deux gâteaux au chocolat pour que chacun puisse souffler ses bougies.


Après le repas, nous sommes allés nous promener au parc St Pierre pour qu'ils puissent profiter de leurs vélos... mais la pluie nous a rattrapé. Nous sommes donc rentrés en courant.

Ceci dit, je pense qu'ils ont passé une bonne journée. C'était le cas pour nous !


A la dernière visite chez le pédiatre (il y a déjà quelques mois), Matthieu pesait 13 kg et Léo en pesait 12,5 pour 92 cm tout les deux.


Il y a deux semaines, ils ont visité leur école.
Il y a pas mal de changement par rapport à nous... Ils n'ont plus le droit de ramener de goûter ; Pour leur anniversaire, les gâteaux ne peuvent venir de la maman ou de la boulangerie, il faut un gâteau emballé style savane ; Une bonne partie de la cour de récré est recouverte de sol comme on trouve dans les aires de jeu (élastique).

Enfin ça a l'air d'être chouette !
Ca donne envie de retourner à l'école ! :p


Mais avant la rentrée scolaire... il y a les vacances et le soleil !


J'envoie des tonnes de bisous à mes neveux !!!

4 juin 2009

Je te tiens, va (Clarika - Lâche-moi)

Les yeux qui se mouillent, on se dit :
"Noooonn !!! Ce n'est qu'une chanson, et puis... il y a la vaisselle à essuyer... ou il faut absolument que j'écoute une autre chanson. Non, pas pour ne plus penser à celle-là... Même pas mal... Juste parce que cela fait longtemps que je n'ai pas écouter cette musique en fanfare, aux paroles joyeuses... Allez, Rue Mazarine... ou La p'tite monnaie...".

En fait, cette chanson, elle n'est pas triste du tout. C'est vrai.
Juste un peu trop réaliste.
Ou alors totalement surréaliste. C'est vrai quoi : on fait des gosses, ce n'est pas pour qu'ils s'épanouissent en nous laissant comme des vieilles chaussettes.
Si ?

Cette chanson, c'est celle de Clarika, Lâche-moi (dans son dernier album Moi en mieux).

Dans le thème "chanson pour mon enfant", j'ai longtemps décerné la palme d'or (on n'est pas à Cannes ici ?) à un certain Renaud, vous savez, celui avec son bandana rouge, qui, à ses débuts, à écrit quelques magnifiques paroles. Je lui décernait pour Morgane de toi.
Bon de là à dire que je lui retire pour la donner à Clarika, je sais pas. Pas assez de recul. Mais je pourrais bien le penser...

En plus, dans ces deux chansons, il y a plein de points communs.

Renaud répète le "dans l'dos" :
"
Lolita, défend-toi, fous-y un coup de râteau dans l'dos" ;
"
J'ai écrit ton nom avec des clous dorés, un par un, plantés dans le cuir de mon blouson dans l'dos" ;
"
J'crois pas que ta mère voudra que je lui fasse un p'tit dans l'dos" ;
"
Faut profiter un peu du vent qu'on a dans l'dos".
Et il parle de son blouson.

Clarika répète ce mot "blouson" :
"
J'entends ton cœur sous ton blouson" ;
"
Et toi tu te colles sous mon blouson" ;
"
Aller viens-là que je t'enlève ton blouson".

Renaud, dans sa chanson à sa fille Lola a lancé l'une des plus belles phrases d'amour (que ce soit envers son enfant, ou à sa moitié) :
"Heureusement que je suis là, que je te regarde et que je t'aime"
J'adore. Parce que c'est totalement égoïste. Et que pour moi, l'amour, c'est ça : quelque chose de totalement égoïste. C'est vrai, sinon, on n'attendrait pas de l'autre qu'il soit monogame. On ne serait pas malade à se demander pourquoi il nous appelle pas ? Pourquoi il est occupé à un truc qui fait qu'il ne pense pas à nous ? Pourquoi il ne pense à nous à chaque seconde, du jour et de la nuit ? Pourquoi il rêve ? On ne lui suffit pas ?
Et ce gosse, là, qu'on a mis au monde, à qui on a donné une éducation, pourquoi il ne veut pas qu'on vienne le chercher à la sortie du collège ? Pourquoi il ne nous raconte pas sa journée dans le moindre détail ? Pourquoi il drague les filles ? Il a sa maman !!! Pourquoi il veut partir et s'installer ? Le pauvre, comment il va faire sans sa maman pour lui préparer son repas, son linge, faire son lit ?

J'aime beaucoup cette phrase, parce que c'est aussi un peu la synthèse de la chanson... Il aime sa fille, au point qu'il ne veut pas qu'elle aille à l'école, il veut la garder rien que pour lui, alors qu'on sait bien qu'il doit la lâcher pour qu'elle puisse grandir et s'épanouir...

Dans Lâche-moi, de Clarika, c'est un peu la même chose : le message est qu'il faut que sa fille apprenne seule la vie... même si sa maman a du mal à la lâcher... et que de toute façon, sa maman est là pour la tenir ("Je te tiens, va", moment très fort de la chanson). La tenir. La soutenir plutôt.

J'adore quand cette maman sait que sa petite fille a envie d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur, et qu'elle vise le bon, mais qu'elle ne le fait pas parce qu'elle est sûrement trop petite pour l'atteindre, et que surtout, c'est quelque chose du quotidien. Quotidien dans lequel il faut se dépêcher, arriver à l'heure à l'école. Et comme cette gamine n'est pas chiante, elle ne demande pas à sa maman de la porter pour appuyer sur ce bouton.
Mais la maman sait qu'elle sait, elle est fière. La petite aussi est fière. D'ailleurs son cœur s'accélère. Et, malgré le blouson, la maman arrive à entendre ce cœur... :
"
Dans l'ascenseur tu vises le bon bouton, J'entends ton cœur sous ton blouson"

Et puis bon, cette maman sait que sa fille doit apprendre par elle-même... Seulement, elle lui ferme son cartable, elle lui prépare les Miels Pops sur la table, elle lui rattache son bouton...

Le premier et le dernier paragraphe sont les moments présents. C'est très fort... C'est peut-être bête, mais cela donne des frissons quand la maman lui permets le "
open bar Nutella" :D

Pour finir, je dirais juste que, non seulement les paroles sont magnifiques, mais qu'en plus la musique est très jolie, et la voix de Clarika est un vrai bonheur...

Je remets le lien pour l'écouter ici, au cas où vous n'auriez pas cliqué avant...
Et les paroles, c'est là.
Il ne vous reste plus qu'à passer un joli moment ;-)

21 mai 2009

Chagrin d'école, de D. Pennac (2007)

MMMhh, j'aime et je déteste finir un bon livre... J'aime parce qu'on connait enfin la fin, soulagé souvent que ça se termine comme on avait imaginé. Mais je déteste parce que je me demande si le prochain sera aussi bon, et que je dois quitter les personnages auxquels je me suis habituée.

M'enfin, toujours est-il que je viens de finir mon premier livre de Danniel Pennac, Chagrin d'école.

C'est vrai que c'était pour moi un titre très attrayant, l'école est un sujet tellement intéressant. Et puis là, sa sortie en poche a fait du bruit, puisqu'à sa "vraie sortie", il a gagné le prix Renaudot.

L'histoire : son histoire. Celui qui, jeune, était cancre. Est devenu prof de français, et écrivain.
On voit sa souffrance lorsqu'il était enfant : les parents, les profs, les bons élèves et tous les autres qui ne comprennent pas ses difficultés, et pensent qu'il le fait exprès. D'ailleurs, même à la retraite, des années après avoir eu son agreg, et avoir enseigné et sorti de nombreux élèves du triste sort du "mauvais qui ne fera jamais rien de sa vie", même son frère et sa conscience le prennent toujours pour le cancre de service.
L'histoire tourne très vite à son rôle de professeur et de "sauveteur".

Il essaie parfois de comparer son passé d'élève aux jeunes d'aujourd'hui :
"Ah ! une différence : ils sont plus nombreux que dans mon enfance [...]. Ils se lèvent toujours aussitôt, leurs horaires et leurs sacs sont toujours aussi lourds et leurs professeurs, bons ou mauvais, restent des mets de choix au menu de leurs conversations, trois autres points communs. [...] Non, la différence fondamentale entre les élèves d'aujourd'hui et ceux d'hier est ailleurs : ils ne portent pas les vieux pulls de leurs grands frères. La voilà, la vraie différence !"

Il critique assez souvent toutes les nouvelles technologies... la télé, les téléphones portables, les jeux vidéos... Toutes ces choses qui permettent aux "cancres" de se tourner vraiment vers autre chose que l'école. Et qui fait de la pub, avec cette "Grand-mère Marketing" (aujourd'hui, qu'on soit cancre ou non, il faut le pull ou les chaussures de telle ou telle marque, ce n'est pas une envie, c'est un besoin !!) !

Bien sûr, il dit aussi que certain prof n'aide pas vraiment ceux qui ont besoin d'un peu plus de temps que d'autres, ou qui ne voient les choses de la même manière...

Pourtant, il rend un très bel hommage à ses profs qui lui ont donné envie d'être en classe, d'être dans la matière enseigné, et de voir qu'il n'était pas si nul que ce qu'il pensait.
"Ils accompagnaient nos efforts pas à pas, se réjouissaient de nos progrès, ne s'impatientaient pas de nos lenteurs, ne considéraient jamais nos échecs comme une injure personnelle et se montraient avec nous d'une exigence d'autant plus rigoureuse qu'elle était fondée sur la qualité, la constance et la générosité de leur propre travail. [...]
Ils étaient artistes en la transmission de leur matière. Leurs cours étaient des actes de communication, bien sûr, mais d'un savoir à ce point maîtrisé qu'il passait presque pour de la création spontanée."

Contrairement à la plupart des autres profs, qui "réduisaient leurs élèves à une masse commune et sans consistance [...]. Aux yeux de ceux-là nous étions toujours la plus mauvaise quatrième, troisième, seconde, première ou terminale de leur carrière, ils n'avaient jamais eu de classe moins... si... On eût dit qu'ils s'adressaient d'année en année à un public de moins en moins digne de leur enseignement."

Et puis, il parle aussi des "excellents élèves", ceux qui disent qu'ils doivent tout à l'école de la République. Et il en dit que, bien sûr, il y a du travail derrière, mais surtout une facilité innée. C'est tout...

J'ai adoré ce livre (c'est pas que je m'y retrouvais de temps en temps, mais bon... :p). Bon, j'avoue que je pense plutôt comme lui, ce qui aide à adhérer au livre^^

Pour moi, prix Renaudot accordé. Si si, c'est moi qui décide... :D

16 mai 2009

Tryo, ma 1ère avec eux, le 15 mai 09

Aaaahhhhh, Tryo..... Ce nom m'évoque toujours beaucoup de bonheur. D'abord pour les textes, mais aussi pour les musiques qui nous font voyager. Pour moi, ce groupe, c'est 3 sujets : la liberté des peuples (avec un petit côté politique), l'écologie, et la zen-attitude. En gros, c'est sauvegardons la planète pour être libre et vivre tranquillement tous ensemble. C'est beau, non ? Comment ça ? C'est utopique ?! Non... si peu...

Toujours est-il qu'hier, pour la première fois, je les ai vu en concert.

Côtés négatifs (on en sera débarassé, et il n'y en pas tant que ça^^) : ils n'ont chanté ni Une saison de trop, ni Récréaction. Et je n'ai pas du tout accroché à la première partie, Feloche.

Et après, il n'y a que du positif ! :D
Je m'attendais à un public assez jeune, c'est-à-dire ado. Mais en fait, non. Il y en avait bien sûr, mais pas tant que ça. Ou avec leurs parents, à qui ça faisait plaisir d'être là. Sinon, beaucoup de trentenaires, des quarantenaires... Et pour une fois, le public était A C T I F ! Enfin, participatif quoi ! :D
C'est la première fois que je vois le Zénith d'Amiens complet. Même la fosse était remplie et toutes les places assises étaient prises. Fatiguée par la semaine et sans personne pour me garder une place debout lors de mes pauses-pipi, je me suis tranquillement installée sur un fauteuil. Et j'ai pu admirer la scène, et profiter pleinement du spectacle.

Et quand je dis spectacle, je ne mens pas. Leur concert était un véritable show. De très jolies lumières, du très bon son, des instruments à en rêver, et un tombé de rideau qui va hanter plusieurs de mes nuits tellement c'était chouette et spectaculaire (pour Mrs Roy). J'ai trouvé une vidéo montage du concert d'amiens : clic clic ici.

Je ne vous donnerai pas la play-liste complète, mais on a pu y entendre La main verte (mais on n'a pas fumé (a)) Abdallâh, Ballade en forêt (j'adoore), El dulce de leche (avec de supers percus ensuite), Jocelyne, L'air du plastique, Marcher droit, Quand les hommes s'ennuient, Désolé pour hier soir, Toi et moi... mais aussi Sortez-les (à faire écouter aux parents qui laissent leurs gosses devant des m***), L'hymne de nos campagnes (repris en coeur par le public) et Pomp'Afric.

Et ils ont repris Le poinçonneur des Lilas de Gainsbourg. Alors des fois, lors de reprise, on dit "untel ou untel va se retourner dans sa tombe". Bon, je ne peux pas parler à la place de Monsieur Gainsbourg, mais je pense vraiment qu'il aurait beaucoup aimé cette reprise. Sans prise de tête, mais avec le tempo, avec des instruments de différents pays... Moi je dis, "bravo Tryo" :p


Avant le concert, il y avait un morceau de musique classique (je ne vous dirai pas lequel... je suis trop nulle :-( ) avec la planète qu'on voit tourner, des oiseaux et une girafe qui arrivent... Girafe qui sera bloquée après à cause des routes, sous les avions, les fusées...
Ils nous ont parlé plusieurs fois de Greenpeace qui était présent. Voici le lien de leur site : GrennPeace.
D'ailleurs, je ne l'avais pas vu avant, mais sur le site de Tryo, il y a de quoi se retrouver avant les concerts pour faire du co-voiturage.

A la fin du concert, toutes les personnes de scène se sont retrouvées pour une superbe choré sur Daft punk, avec un joyeux bordel à la fin ! :D

J'ai beaucoup aimé le fait de voyager par la musique : l'Inde, l'Afrique du Nord, l'Afrique noire, et l'Amérique du Sud. Je ne m'attendais pas à un tel show.

Si je peux retourner un jour à l'un de leur concert, j'irai sans hésiter.

6 mai 2009

Incognito, d'Eric Lavaine (2009)

Je suis allée voir Incognito avec mon homme lundi soir. Bon, j'ai connaissance de ce film depuis une bonne année, puisqu'un certain Bénabar joue dedans... Quand j'ai su cela, je me suis dit "aïe ! Qu'est-ce qu'il nous fait ce M'sieur à faire l'acteur...? Quoi ?! Avec Dubosc en plus ?! J'ai peuuuuur!!!!!".

Et puis il y a un bon mois, j'ai vu la bande annonce. Là, je me suis dit "Ben, ça a l'air drôle... mais bon, Dubosc quand même... Et vu comment Bénabar joue dans ses pubs et clips...".

Et enfin, les critiques sont sorties. De Telerama à Studio, en passant par Le Parisien, tous sont d'accord !!! Pour eux, le film est drôle, les répliques bien écrites (M'sieur B. a mis son grain de sel... m'enfin je dis ça je dis rien^^), Bénabar joue pas mal, ET Franck Dubosc n'est pas lourd !!!! Il est même parfois "tendre".

Le résultat : 2 places de ciné en moins.

L'histoire : Un petit groupe joue dans un petit café, 2 membres sur 3 disparaissent. Le dernier arrête la musique, se fait squatter par une connaissance, un acteur. Un mime plus exactement. Dix ans plus tard, il rencontre (retrouve) la femme de sa vie. Tombe sur un carnet bleu d'un ancien membre du groupe : joue les chansons, et devient une immense star. Et qui dit connu, dit reconnu. Et le propriétaire du carnet revient, pour trois jours. Il faut absolument lui cacher la célébrité de son ami.

Mon avis : j'ai beaucoup beaucoup ri. La salle était conquise. Mon reproche : j'ai souvent lié le film à Bénabar, le chanteur.
Bon, faut dire que c'est un peu fait exprés des fois... Quelques exemples :
- Pour son deuxième album, Luka (le musicien devenu célèbre) cherche un style : il essaie du Bashung, c'est horrible. Il fait de l'alter-mondialiste (style Manu Chao). C'est à se tordre de rire tellement Luka est bidon dans ce rôle. Et enfin, il essaie "la nouvelle scène française". Seulement "
tous les bons thèmes sont pris : l'amour, l'amitié... il ne reste que l'acné et les stores électriques !". Personnellement, ça me fait juste un peu penser à Adolescente et à 4 murs et un toit :p
- Au bord des falaises d'Etretat (c'est pas en Bretagne mais bon... c'est la même côte :p), les deux personnages sont minuscules... un peu des "minuscules terriens... ou pas grand chose" et ils parlent de mouettes et d'huîtres. On pourrait presque y fêter un Bon anniversaire :D

Bénabar m'a bien fait rire au début quand il demande une journée de repos à son boss : il doit attendre la fin de la chanson que son patron écoute, et du coup, il play-backe (du verbe play-backer, si si) et dansonne (de dansonner, si si) sur la comédie musicale Roméo et Juliette. Ca le fait à mooort.... ou pas ! :D
Et puis à la fin, quand il entre sur la scène de l'Olympia, avec toutes ces mains tendues... mmhhhhhh....

Mais bien sûr qu'il n'y a pas que lui. Franck Dubosc est en effet très drôle. Et très présent. Mais pas lourd comme on peut le connaître.
Celle des Ch'tis (Anne Marivin) joue bien son rôle. François Damien est égal à lui-même. Le triste rôle de Yolande Moreau lui colle bien à la peau (on peut même penser à La mère à Titi de Renaud, mais la maman ayant perdu son fils et non son mari). Et Virginie Hocq, excellente !!!! Je ne sais pas trop qui c'est... mais elle a la crapaude dans le sang ! :D

Ce qu'il y a de bien dans le film, mise à part que c'est une excellente comédie française comme on n'en voit pas souvent, c'est qu'il y a un peu de tout : franches rigolades entre potes (voulues ou non), moment triste, moment panique, moment tendre...
Et j'aime bien le rythme avec la présence de Francis. Au début, c'est
"-
Luka, il y a un homme dans ton salon".
Au milieu :
"-
Luka, il y a Francis dans la chambre".
Et à la fin, à la maternité :
"-
Lucas...
-
...Il y a Francis..."

Un conseil ? Courez le voir !!!!

3 mai 2009

Clarika, elle l'a bien mérité

D'avoir un article sur mon blog, Clarika l'a bien mérité. C'est quand même la classe pour elle...
Bon allez, l'humour à 2 balles, je vais laissé tomber !

Plus sérieusement, Clarika a sorti son nouvel album, Moi en mieux. Je ne l'ai pour l'instant qu'écouter sur Deezer, mais il m'a l'air d'être un album indispensable dans ma CDthèque !!!

La première chanson extraite de cet album, c'est Bien mérité (d'où le titre du post^^). Cette chanson est sublime... de la musique, au clip, en passant bien sûr par les paroles plutôt... dénonciatrices...

Je pense que vous avez bien compris que ces paroles sont ironiques.
Actuellement, elles font bien sûr penser au dernier film de Philippe LIORET, Welcome.




Je crois qu'il n'y pas vraiment de commentaires à faire après l'avoir entendu.


Et puis tout ce dernier album... c'est un amour ! N'hésitez pas à écouter la chanson sur l'enfant, lâche-moi, ou Moi en mieux, ou encore De fille en femme, pour finir sur Je ne serai pas.

J'adooooore Clarika.

18 avril 2009

Le soliste, de JF Dauven (2007)

Dernier bouquin lu : Le soliste, de Jean-François DAUVEN.
Très sympa, à lire d'un trait !

L'histoire, c'est celle d'un immeuble. Des cadres et des profs dans de jolis appart', et des ouvriers et de jeunes désargentés aux étages suppérieurs. Ils se croisent. Plus ou moins sans faire attention. 

Un homme y vit seul. Il n'allume jamais la lumière. Il n'a qu'un fauteuil. 
Un jour, un voisin l'interpelle par un tuyau... puis vient le voir, il y a apparemment quelque chose de très ancien dans cet immeuble.

L'homme seul travaille dans un service du Patrimoine. Il va essayé de faire classer son immeuble.

J'aime beaucoup le fait de s'installer chez différentes personnes, de passer à l'une puis à l'autre, un peu comme dans un film de Lelouch.
Avoir l'avis de l'un, et puis de l'autre, et voir que même s'ils vivent un moment commun, ils n'en pensent pas la même chose et ne le voient pas de la même manière.

Je vous le conseille fortement !!!

14 avril 2009

Le concierge du Lupanar

Dans la série Laisse-moi te raconter... les chemins de la vie, aujourd'hui, c'est Le concierge du Lupanar.

Dans un petit village, le métier de concierge du Lupanar était le plus mal considéré et le moins payé. Pendant des décennies, le Lupanar était passé de père en fils, tout comme la loge du concierge.
L'actuel concierge ne savait ni lire ni écrire, comme son père, son grand-père...
Un jour, le vieux propriétaire du Lupanar mourut. Son fils, jeune homme plein d'ambitions, créatif et entreprenant, prit la direction des lieux. Il donna des instructions à chaque membre du personnel. Au concierge, il lui demanda d'être à la porte, mais de préparer en plus un rapport hebdomadaire dans lequel il notera différentes choses. L'homme trembla... Il ne sait pas écrire ! Le nouveau propriétaire le metta à la porte.

En réflechissant à ce qu'il pourrait faire comme autre métier, il se souvint qu'au Lupanar, il réparait souvent les lits, les pieds d'armoire tordus... Il chercha dans toute la maison les outils dont il avait besoin, mais ne trouva que quelques clous rouillés. Il devait s'acheter une caisse à outils.
La première quincaillerir se trouvait au village. Pour s'y rendre, il devait faire deux jours de voyage à dos de mule (et deux jours pour le retour...). Il se mit en route tout de même.

A son retour, son voisin sonna chez lui pour lui emprunter un marteau. L'ex-concierge venait d'en acheter un... mais il en avait besoin pour travailler. Son voision lui proposa alors de lui acheter car il n'avait quatre jours à perdre pour aller au village. Il lui proposa de payer le marteau, plus l'aller-retour.
Lorsqu'un autre voisin appris ce qui se passait, il lui demanda plusieurs outils... en les payant plus, pour le bénéfice : "nous ne disposons pas tous de quatre jours pour faire nos courses".

Cela donna une idée à l'ex-concierge : il acheta plusieurs outils d'un coup pour les revendre avec un bénéfice. Puis il se dit qu'il pourrait fabriquer les têtes de marteau, ça lui reviendrait moins cher... Puis les tenailles, les pinces, les burins...
En dix ans, à force d'honnêteté et de travail, cet homme devint millionnaire. Il finit même par devenir l'entrepreneur le plus puisant de la région.

Il était si puissant, qu'il décida d'offrir une école à son village. Le maire organisa une fête pour inaugurer l'école et un dîner en l'honneur du fondateur.
Au dessert, le maire lui demanda, pour lui faire honneur, d'apposer sa signature sur la première page du registre de la nouvelle école.
L'homme lui répondit qu'il en serait ravi, mais qu'il est analphabète.

Surpris, le maire lui réponda qu'il se demande ce qu'il aurait pu faire en sachant lire et écrire.
"Je peux vous le dire, sourit l'ex-concierge. Si j'avais su lire et écrire... je serais le concierge du Lupanar !"

Je vous laisse méditer... ;-)