1 août 2009

Bancs publics

Au titre, ce film m'a plu. A l'affiche, je me suis dit "faut que tu regardes la bande-annonce, ça à l'air d'être un film pour toi".
Là, j'ai vu qu'il y en avait des tonnes, de bande-annonces... Dont quelques unes qui sont excellentes (allez les voir sur le site officiel de Bancs publics
). Cela se passe à Versailles...

Et puis mardi, est arrivé Télérama dans ma boîte aux lettres. Chez eux, quand un film reçoit une excellente critique, il y a en général la critique opposée. Là, non : 2 avis positifs. Très positifs. Avec une conclusion style "si vous n'aimez pas, c'est votre problème, mais nous, on assume notre amour pour ce film".

Alors... je suis allée le voir en salle.

L'histoire se déroule en trois parties.
D'abord, au bureau, avec les secrétaires et leur chef un peu "étrange" (et les fenêtres de jeux ou de recherches dans "paru-vendu" fermées pour celle d'excel à l'ouverture de la porte du bureau), la machine à café, le départ en retraite... C'est de ces locaux que les employés voient le sujet du film : une affiche accrochée en dessous d'une fenêtre d'un particulier avec écrit, en blanc sur fond noir, "homme seul".
La discussion est lâchée : un homme désespéré qui lance un appel au secours ? un homme qui fait sa simple pub ? une recherche d'un "plan-cul" ? Une farce ? ... Mais qui a fait cela ?

La seconde partie, c'est le midi, au parc entre les bureaux et les appart' des particuliers. Là, se croisent les gens. Ma partie préférée. Un peu à la Lelouch.

Et enfin, la dernière partie. Au magasin Brico Dr(e)am. Une boutique de bricolage, dont le "e" ne clignote plus et laisse lire "Brico Dram"^^ Cette partie aussi est drôle, avec celui qui fait le mariole, le coin café et son ukulélé, les vitamines pour poissons...

Et puis à la fin, bien sûr, on sait qui vit dans l'appartement où il y a l'affiche "homme seul". Et puis, on comprends tout.
Vous voulez savoir ? Ben, allez le voir !!! :p

Le film était plutôt plaisant. Plutôt drôle. De bons acteurs (et de NOMBREUX acteurs). Bien tourné. Bien écrit.
Mais je ne le mettrai pas dans mon box-office.
Et, sûre qu'il ne plairait pas à tout le monde. Peut-être que ça tourne un peu trop en rond, qu'il n'y a pas d'action. Pour moi, ça m'a convenu :D

Ce que j'ai le plus aimé, c'est le tout début. Dans les couloirs du métro, dans la rame... et celui (Ridan) qui joue bien sûr Les Amoureux des Bancs publics de Brassens à la guitare... Excellent. Magnifique.

Et puis cette petite fille qui garde le secret. Pff... moi, j'aurais bien voulu le connaître, ce secret...

23 juin 2009

Merci

Et voilà encore un an de passé pour moi... 27 ans...
M'enfin, je ne vais pas m'étendre sur le temps qui passe et tout et tout...

Non non, je voulais juste remercier les personnes qui ont pensé à moi.
Bon, merci à la famille, aux amis, aux connaissances... qui m'ont souhaité mon zanniversaire et qui j'ai déjà remercier (ou que c'est en cours^^).

Mais surtout, surtout, un énorme merci aux autres que je ne pourrais pas remercier.

En premier, Yves. Yves Rocher. Toujours le premier chaque année.

Merci à Vog,
à Esprit,
à Mexx,
à Chatawak,
à la Fnac,
à Psychologies magazine,
à Telerama,
à deux sites internet de cartes virtuelles,
au site deezer.fr,
à Marionnaud,
à Copains d'avant,
à infoconcert.com,
à Orange,
...................................

Par contre, j'avoue être déçue par mon meilleur ami, Google. Et mon ami du quotidien, viedemerde.fr. Aucun ne me l'a souhaité.

Mais bon... Les fleurs que m'ont offerts mes neveux à moi, elles sont top (j'adooore les arums !), alors j'excuse les deux amis cités en dernier.

Tout cela pour dire que si Alexis HK a besoin de Myspace pour avoir Tom en ami, moi, la société de consommation me suffit...

Oui, c'est ironique.

M'en passer ? J'aimerai pouvoir dire que je le fais. Mais je ne peux pas.

Société de consommation, je ne le veux pas...
mais ... je t'aime :p

14 juin 2009

3 ans... Ils sont grands !

Et oui, mes neveux ont fêté leur troisième anniversaire dimanche dernier.
Chez eux, il y avait des ballons et une banderole "Joyeux anniversaire" : un vrai anniversaire de petit garçon, pas de bébé ! :D

Bien sûr, ils ont été gâtés... Des playmobils (en tonnes ou presque :p), des jeux sympas où il faut trouver les intrus, des livres, un camion de pompier, un circuit de train, un tableau veleda/craie, des DVD, des "sous" comme ils disent, et un vélo chacun. Avec les petites roues.


Et puis il y avait deux gâteaux au chocolat pour que chacun puisse souffler ses bougies.


Après le repas, nous sommes allés nous promener au parc St Pierre pour qu'ils puissent profiter de leurs vélos... mais la pluie nous a rattrapé. Nous sommes donc rentrés en courant.

Ceci dit, je pense qu'ils ont passé une bonne journée. C'était le cas pour nous !


A la dernière visite chez le pédiatre (il y a déjà quelques mois), Matthieu pesait 13 kg et Léo en pesait 12,5 pour 92 cm tout les deux.


Il y a deux semaines, ils ont visité leur école.
Il y a pas mal de changement par rapport à nous... Ils n'ont plus le droit de ramener de goûter ; Pour leur anniversaire, les gâteaux ne peuvent venir de la maman ou de la boulangerie, il faut un gâteau emballé style savane ; Une bonne partie de la cour de récré est recouverte de sol comme on trouve dans les aires de jeu (élastique).

Enfin ça a l'air d'être chouette !
Ca donne envie de retourner à l'école ! :p


Mais avant la rentrée scolaire... il y a les vacances et le soleil !


J'envoie des tonnes de bisous à mes neveux !!!

4 juin 2009

Je te tiens, va (Clarika - Lâche-moi)

Les yeux qui se mouillent, on se dit :
"Noooonn !!! Ce n'est qu'une chanson, et puis... il y a la vaisselle à essuyer... ou il faut absolument que j'écoute une autre chanson. Non, pas pour ne plus penser à celle-là... Même pas mal... Juste parce que cela fait longtemps que je n'ai pas écouter cette musique en fanfare, aux paroles joyeuses... Allez, Rue Mazarine... ou La p'tite monnaie...".

En fait, cette chanson, elle n'est pas triste du tout. C'est vrai.
Juste un peu trop réaliste.
Ou alors totalement surréaliste. C'est vrai quoi : on fait des gosses, ce n'est pas pour qu'ils s'épanouissent en nous laissant comme des vieilles chaussettes.
Si ?

Cette chanson, c'est celle de Clarika, Lâche-moi (dans son dernier album Moi en mieux).

Dans le thème "chanson pour mon enfant", j'ai longtemps décerné la palme d'or (on n'est pas à Cannes ici ?) à un certain Renaud, vous savez, celui avec son bandana rouge, qui, à ses débuts, à écrit quelques magnifiques paroles. Je lui décernait pour Morgane de toi.
Bon de là à dire que je lui retire pour la donner à Clarika, je sais pas. Pas assez de recul. Mais je pourrais bien le penser...

En plus, dans ces deux chansons, il y a plein de points communs.

Renaud répète le "dans l'dos" :
"
Lolita, défend-toi, fous-y un coup de râteau dans l'dos" ;
"
J'ai écrit ton nom avec des clous dorés, un par un, plantés dans le cuir de mon blouson dans l'dos" ;
"
J'crois pas que ta mère voudra que je lui fasse un p'tit dans l'dos" ;
"
Faut profiter un peu du vent qu'on a dans l'dos".
Et il parle de son blouson.

Clarika répète ce mot "blouson" :
"
J'entends ton cœur sous ton blouson" ;
"
Et toi tu te colles sous mon blouson" ;
"
Aller viens-là que je t'enlève ton blouson".

Renaud, dans sa chanson à sa fille Lola a lancé l'une des plus belles phrases d'amour (que ce soit envers son enfant, ou à sa moitié) :
"Heureusement que je suis là, que je te regarde et que je t'aime"
J'adore. Parce que c'est totalement égoïste. Et que pour moi, l'amour, c'est ça : quelque chose de totalement égoïste. C'est vrai, sinon, on n'attendrait pas de l'autre qu'il soit monogame. On ne serait pas malade à se demander pourquoi il nous appelle pas ? Pourquoi il est occupé à un truc qui fait qu'il ne pense pas à nous ? Pourquoi il ne pense à nous à chaque seconde, du jour et de la nuit ? Pourquoi il rêve ? On ne lui suffit pas ?
Et ce gosse, là, qu'on a mis au monde, à qui on a donné une éducation, pourquoi il ne veut pas qu'on vienne le chercher à la sortie du collège ? Pourquoi il ne nous raconte pas sa journée dans le moindre détail ? Pourquoi il drague les filles ? Il a sa maman !!! Pourquoi il veut partir et s'installer ? Le pauvre, comment il va faire sans sa maman pour lui préparer son repas, son linge, faire son lit ?

J'aime beaucoup cette phrase, parce que c'est aussi un peu la synthèse de la chanson... Il aime sa fille, au point qu'il ne veut pas qu'elle aille à l'école, il veut la garder rien que pour lui, alors qu'on sait bien qu'il doit la lâcher pour qu'elle puisse grandir et s'épanouir...

Dans Lâche-moi, de Clarika, c'est un peu la même chose : le message est qu'il faut que sa fille apprenne seule la vie... même si sa maman a du mal à la lâcher... et que de toute façon, sa maman est là pour la tenir ("Je te tiens, va", moment très fort de la chanson). La tenir. La soutenir plutôt.

J'adore quand cette maman sait que sa petite fille a envie d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur, et qu'elle vise le bon, mais qu'elle ne le fait pas parce qu'elle est sûrement trop petite pour l'atteindre, et que surtout, c'est quelque chose du quotidien. Quotidien dans lequel il faut se dépêcher, arriver à l'heure à l'école. Et comme cette gamine n'est pas chiante, elle ne demande pas à sa maman de la porter pour appuyer sur ce bouton.
Mais la maman sait qu'elle sait, elle est fière. La petite aussi est fière. D'ailleurs son cœur s'accélère. Et, malgré le blouson, la maman arrive à entendre ce cœur... :
"
Dans l'ascenseur tu vises le bon bouton, J'entends ton cœur sous ton blouson"

Et puis bon, cette maman sait que sa fille doit apprendre par elle-même... Seulement, elle lui ferme son cartable, elle lui prépare les Miels Pops sur la table, elle lui rattache son bouton...

Le premier et le dernier paragraphe sont les moments présents. C'est très fort... C'est peut-être bête, mais cela donne des frissons quand la maman lui permets le "
open bar Nutella" :D

Pour finir, je dirais juste que, non seulement les paroles sont magnifiques, mais qu'en plus la musique est très jolie, et la voix de Clarika est un vrai bonheur...

Je remets le lien pour l'écouter ici, au cas où vous n'auriez pas cliqué avant...
Et les paroles, c'est là.
Il ne vous reste plus qu'à passer un joli moment ;-)

21 mai 2009

Chagrin d'école, de D. Pennac (2007)

MMMhh, j'aime et je déteste finir un bon livre... J'aime parce qu'on connait enfin la fin, soulagé souvent que ça se termine comme on avait imaginé. Mais je déteste parce que je me demande si le prochain sera aussi bon, et que je dois quitter les personnages auxquels je me suis habituée.

M'enfin, toujours est-il que je viens de finir mon premier livre de Danniel Pennac, Chagrin d'école.

C'est vrai que c'était pour moi un titre très attrayant, l'école est un sujet tellement intéressant. Et puis là, sa sortie en poche a fait du bruit, puisqu'à sa "vraie sortie", il a gagné le prix Renaudot.

L'histoire : son histoire. Celui qui, jeune, était cancre. Est devenu prof de français, et écrivain.
On voit sa souffrance lorsqu'il était enfant : les parents, les profs, les bons élèves et tous les autres qui ne comprennent pas ses difficultés, et pensent qu'il le fait exprès. D'ailleurs, même à la retraite, des années après avoir eu son agreg, et avoir enseigné et sorti de nombreux élèves du triste sort du "mauvais qui ne fera jamais rien de sa vie", même son frère et sa conscience le prennent toujours pour le cancre de service.
L'histoire tourne très vite à son rôle de professeur et de "sauveteur".

Il essaie parfois de comparer son passé d'élève aux jeunes d'aujourd'hui :
"Ah ! une différence : ils sont plus nombreux que dans mon enfance [...]. Ils se lèvent toujours aussitôt, leurs horaires et leurs sacs sont toujours aussi lourds et leurs professeurs, bons ou mauvais, restent des mets de choix au menu de leurs conversations, trois autres points communs. [...] Non, la différence fondamentale entre les élèves d'aujourd'hui et ceux d'hier est ailleurs : ils ne portent pas les vieux pulls de leurs grands frères. La voilà, la vraie différence !"

Il critique assez souvent toutes les nouvelles technologies... la télé, les téléphones portables, les jeux vidéos... Toutes ces choses qui permettent aux "cancres" de se tourner vraiment vers autre chose que l'école. Et qui fait de la pub, avec cette "Grand-mère Marketing" (aujourd'hui, qu'on soit cancre ou non, il faut le pull ou les chaussures de telle ou telle marque, ce n'est pas une envie, c'est un besoin !!) !

Bien sûr, il dit aussi que certain prof n'aide pas vraiment ceux qui ont besoin d'un peu plus de temps que d'autres, ou qui ne voient les choses de la même manière...

Pourtant, il rend un très bel hommage à ses profs qui lui ont donné envie d'être en classe, d'être dans la matière enseigné, et de voir qu'il n'était pas si nul que ce qu'il pensait.
"Ils accompagnaient nos efforts pas à pas, se réjouissaient de nos progrès, ne s'impatientaient pas de nos lenteurs, ne considéraient jamais nos échecs comme une injure personnelle et se montraient avec nous d'une exigence d'autant plus rigoureuse qu'elle était fondée sur la qualité, la constance et la générosité de leur propre travail. [...]
Ils étaient artistes en la transmission de leur matière. Leurs cours étaient des actes de communication, bien sûr, mais d'un savoir à ce point maîtrisé qu'il passait presque pour de la création spontanée."

Contrairement à la plupart des autres profs, qui "réduisaient leurs élèves à une masse commune et sans consistance [...]. Aux yeux de ceux-là nous étions toujours la plus mauvaise quatrième, troisième, seconde, première ou terminale de leur carrière, ils n'avaient jamais eu de classe moins... si... On eût dit qu'ils s'adressaient d'année en année à un public de moins en moins digne de leur enseignement."

Et puis, il parle aussi des "excellents élèves", ceux qui disent qu'ils doivent tout à l'école de la République. Et il en dit que, bien sûr, il y a du travail derrière, mais surtout une facilité innée. C'est tout...

J'ai adoré ce livre (c'est pas que je m'y retrouvais de temps en temps, mais bon... :p). Bon, j'avoue que je pense plutôt comme lui, ce qui aide à adhérer au livre^^

Pour moi, prix Renaudot accordé. Si si, c'est moi qui décide... :D