25 janvier 2009

Pause-Café, de G. Coulonges

AAAh, que c'est bon de lire un bouquin où l'histoire n'est pas celle d'un couple qui se rencontre, se sépare, qui se connait, qui se reconnait, qui s'est perdu de vue, qui a continué... (enfin, je ne vais pas faire ma Jeanne Moreau, mais vous voyez ce que je veux dire).

Là, c'est l'histoire d'une jeune assistante sociale (23 ans) qui sort de l'école et qui commence son boulot. On l'a mise dans un établissement scolaire (un lycée).
Le proviseur adore son établissement, il en veut une belle image... pour lui, ses élèves sont parfaits, et ils n'ont pas besoin d'une assistante ! Surtout si elle remue un peu les habitudes... Et puis faut dire aussi qu'elle est jeune, elle a presque l'âge des élèves, faut qu'elle choisisse son camps.
Entre eux (l'assistante et le proviseur), ça ne colle pas toujours, voire que très rarement.

Cette assistante sociale, les élèves l'appellent Pause-Café, parce qu'elle a toujours du café dans son bureau (où il n'y a pas de téléphone), et est toujours prête à en partager avec "ses" élèves.

Il y a quelques cas "softs" (une mère qui ne supporte pas que son fils s'exerce au violon chez elle, un ado qui souffre de ne pas avoir de petite-amie...), mais ces cas peuvent toutefois aller plus loin que ce pourrait imaginer. Surtout quand il y en a un qui a du mal avec son père, vu que tout le monde déteste son paternel : ce dernier est flic... ou presque... et que ce n'est pas n'importe qui... (je donne envie de savoir ou ça vous fait rien ? :p).

Et puis, il y a des cas un peu moins drôles : de l'inceste, un papa en prison et la fille qui doit vivre avec sa mamie dans une vie financièrement pas facile...

Et puis, vu l'âge de Pause-Café, il y a bien sûr les hommes. D'ailleurs, la fin est plutôt belle (quand il lui réponds d'une drôle de voix "comme tu voudras" au sujet de ..., non rien :p).

Et tout au long du livre, il y a aussi la relation avec les profs, lors des conseils de classe et autre.

On se demande toujours si elle fait bien son boulot, si elle ne le prends pas trop à cœur, si c'est justement ce qu'il faut faire... ?

Bref, quand j'ai eu le livre, j'étais en vacances, j'ai failli le finir en quelques jours alors j'ai tout fait pour ralentir au max. C'est vraiment sympa.
Même si au début, les premières pages, on se demande si on va le lire jusqu'au bout, vu le style d'écriture (l'histoire est mélangé avec les paroles et les pensées... faut suivre quoi). Mais après on s'y fait, et on a du mal à le lâcher.

Alors voilà, j'ai beaucoup apprécié ce bouquin, et je vous le recommande vivement !

Edit : en recherchant la couv' sur le net... je me suis rendu compte que cette histoire est plutôt connue : elle a été mise en scéne pour la télévision française, ça a été une série avec Véronique Jannot dans les années 80...

17 janvier 2009

LOL (nan c pa Alexis HK, c le film :p)

Tout d'abord, merci à la Fn** d'offrir des places pour des avant-premières de ciné à ses adhérents... c'est déjà ça ! :D
Là, c'était pour le film LOL, de Lisa Azuelos, avec Sophie Marceau. J'avais déjà lu l'histoire avant de prendre les places, et je n'ai regardé l'extrait qu'après. J'ai eu un peu peur, surtout que là, j'y emmenais mon homme (vachement plus difficile que moi, et surtout pas les mêmes goûts que moi :p). Pourquoi ?

D'abord, l'histoire :
Lola ("j'suis qu'un fantome, quand tu vas où je j'suis pas...") est une ado (lycéenne plus exactement, dans un lycée public de Paname... mais vu les habits de ces "jeunes", pas dans un mauvais quartier^^, m'ejdçjdr*).
A la rentrée scolaire, son amoureux lui dit qu'il l'a trompée. De là, découlent les petites histoires du petit groupe de potes, les prises de têtes, la copine "pétasse"... Et puis à la maison, maman et papa sont séparés (mais pas tant que ça), et il y a le frangin "farceur" et la petite soeurette "parfaite" ("les enfants sont formidables"). Et puis avec maman, on s'entend bien, on s'échange les vêtements... mais elles ne se comprennent pas, forcément.

Lorsque j'ai donc vu la bande annonce, je me suis dit "aïe, si le film est comme ça, Steph va me dire que je vais voir des films de gamins, et il sera pas content" :s
Cette BA ne représente pas vraiment le film (m'enfin, un peu quand même^^).
Et puis je me suis dit, c'est la suite de la Boum, Soso Marceau dans le rôle de la maman.

Dans le film, il y a plus de dialogues entre mére et fille, même si ce ne sont pas toujours des conversations hyper calmes... N'empêche, je les ai trouvés plutôt réalistes.
Même quand la maman annonce à sa fille qu'elle a lu son journal intime, Lola hurle, mais le jeu d'acteurs est bon, ce n'est pas surjoué.

Les ados ne sont pas toujours en train de faire la fête, ou draguer, ou bouder...
Et on ne voit pas que Lola et sa famille : on voit les autres gamins aussi dans leur milieu familial, ce qui permet de comprendre vraiment le point de vu de chacun, de voir les malentendus qui vont s'installer...

Il y a du rythme, dans le film. Au début, on voit chaque famille avec le "à taaaable !", le réveil du matin, et un peu plus tard, les ados et leurs portables/msn/ipod.
Je m'attendais à pleins de mots
msnisés... et finallement non (j'ai tout même complété le titre de ce post façon msn, et là tout de suite, je vous (re)mets un lien vers la chanson d'Alexis HK sur Myspace :p).

Et puis, il y a plusieurs passages plutôt drôles. Et pour une fois, je n'étais pas seule à rire... : la salle (qui n'était pas remplie de "d'jeunz" comme je l'aurais pensé, mais d'adultes plus ou moins vieux -de tout quoi)
et Stéphane. C'est pour dire ! :D
Souvent (mais pas que), les drôleries sont liées à la rencontre de la maman avec... un flic. La rencontre est plutôt amusante, la rencontre de cette homme avec les amis de la maman est bien marrante aussi...

Et cet homme-flic permet de voir de jolis paysages... il fait faire un tour à sa nouvelle maîtresse sur un zodiaque (enfin un bateau qui va vite quoi) sur la Seine (L)**

Bon, je vais quand même mettre un aspect négatif : on voit bien que ça ne se passe pas dans une province, que c'était plutôt un milieu aisé. Et la vie des ados fait un peu sitcom dans le sens où ils font tous plus vieux que leur âge, ils sont tous canons, et jouent de la musique à merveille (guitare et chant)... Les parents (et du coup les gosses) fument des joints, sont "cool"... enfin, vous voyez le genre !

Bref, je suis allée voir ce film parce que c'était gratuit, sinon vu la bande-annonce, ce n'était pas gagné ! :s
Et en fait, comme vous avez pu le comprendre, j'ai été très agréablement surprise.
Bon, après, ça ne veut pas dire qu'il faut courir le voir si ce thème ne vous intéresse pas, ce n'est pas non plus le chef-d'oeuvre du siècle.
Mais si vous avez la possibilité d'aller souvent au ciné, pourquoi pas voir ce film...

* "ejdçjdr" = "enfin je dis ça je dis rien"
** "(L)" = sur msn, ça dessine un coeur
(voilà, c'était une traduction pour les plus de... non, pour les non-utilisateurs de msn ;-) )

1 janvier 2009

Voeux 2009 avec Tryo

Nous voici en 2009, et qui dit nouvelle année dit bonne année ! Et des souhaits.

Alors, on va attaquer 2009 avec Tryo, et Une saison de trop (de l’album Ce que l’on sème). Je vous l’accorde, cette chanson n’est pas vachement gaie, mais elle parle de voeu… alors le tour est fait !

Voici ce qu’elle raconte : une femme veut un enfant avec l’homme qu’elle aime… mais ils n’y arrivent pas (« comme il peine à offrir un prince à la reine »). Alors comme le temps passe, que son corps ne peut pas trop attendre (enfin bon, je vais pas faire un cours de biologie non plus :p), elle décide d’aller voir un autre homme (« que la vie lui pardonne […] de suivre les oiseaux et de semer les hommes »). Voici quelques paroles :

« Elle a laissé juste un cil
Sur sa joue et c’est pour qu’il
La regarde encore une fois.
Comme elle a plissé des yeux
Il a deviné son vœu,
C’est le même à chaque fois :

Un voyage
Et des ballons sur le rivage,
Un râteau, une pelle et un seau
Un enfant sur le dos.
Comme il peine
À offrir un prince à la reine,
La belle quittera le château
Elle partira bientôt.

[…]
Que la vie lui pardonne
Vers la fin de l’automne
De suivre les oiseaux
Et de semer les hommes
De redouter en somme
Une saison de trop »



Découvrez Tryo!



Alors pour 2009, je vous souhaite que vos vœux à vous se réalisent ! Et que le bonheur traîne tout autour de vous !

En tout cas, pour moi, un concert de Tryo est prévu au mois de mai… donc, ça devrait bien se passer :D

Bisous !

27 décembre 2008

Les grenouilles dans la jatte de crème

Parce qu'une nouvelle année approche, il faut un message d'encouragement, de "ne laisser jamais tomber", de "quand on veut, on peut !".
Bref... dans la série "
Laisse-moi te raconter...les chemins de la vie", c'est l'histoire (connue je vous l'avoue) des Grenouilles tombées dans la jatte de crème.

Deux grenouilles tombèrent dans une jatte de crème (jusque là, le titre est plutôt bon^^).
Aussitôt, elles s'aperçurent qu'elles s'enfonçaient : impossible de nager ou de flotter longtemps dans cette pâte molle aussi épaisse que des sables mouvants.
Elles agitèrent alors violemment leurs pattes pour atteindre le bord de la jatte. En vain : elles restaient au même endroit en s'enlisant, ayant de plus en plus de mal à remonter à la surface et reprendre leur souffle.


L'une d'elles dit qu'elle n'en pouvait plus, que c'était impossible de nager, qu'elle allait de tout façon mourir.
Donc, pour moins de souffrance, elle arrêta ses efforts.


L'autre grenouille, plus persévérante, continua même si elle pensait que la mort était proche.

Elle continua à s'agiter et à barboter au même endroit, pendant des heures et des heures.


Et soudain, à force de battre, la crème se transforma en beurre.

Surprise, la grenouille fit un bond et, patinant, arriva au bord de la jatte. De là, elle rentra chez elle en croassant joyeusement.


Moralité : même si vous ne voyez pas le bout à tous vos efforts... continuez ! Les efforts sont toujours récompensés.


Ou alors, l'autre moralité, c'est "si vous souhaitez faire du beurre, achetez deux grenouilles".


Là, je ne sais pas laquelle choisir :p

18 décembre 2008

Abd Al Malick chante Noël^^

Vii bon OK ! Abd Al Malick ne chante pas Noël... mais sa chanson qui passe actuellement à la radio, C'est du lourd, de l'album Dante convient, je trouve, très bien à l'esprit de Noël (du moins, au mien :p). Ou alors, c'est "juste" quelque chose qu'on voudrait crier trèèèès fort pour que le monde entier l'entende. Pas "l'entende en fond", mais "l'entende, l'écoute, le comprenne". Je vous laisse juger par vous-même.

Découvrez Abd al Malik!


Voilà les paroles :
"Je m'souviens , maman qui nous a élevés toute seule,
nous réveillait pour l’école quand on était gamins,
elle écoutait la radio en beurrant notre pain,

et puis après elle allait au travail dans le froid, la nuit, ça c’est du lourd.


Ou le père de Majid qui a travaillé toutes ces années de ses mains,

dehors, qu’il neige, qu’il vente, qu’il fasse soleil, sans jamais se plaindre,
ça c’est du lourd.


Et puis t'as tous ces gens qui sont venus en France parce qu’ils avaient un rêve

et même si leur quotidien après il a plus ressemblé à un cauchemar,

ils ont toujours su rester dignes , ils n'ont jamais basculé dans le ressentiment,

ça c’est du lourd, c’est violent.


Et puis t'as tous les autres qui se lèvent comme ça, tard dans la journée,

qui se grattent les bourses, je parle des deux,

celles qui font référence aux thunes, du genre "la fin justifie les moyens"

et celles qui font référence aux filles,
celles avec lesquelles ils essaient de voir si y’a moyen,
ça c’est pas du lourd .

Les mecs qui jouent les choses zerma devant les blocs deal, un peu de coke,
de temps en temps un peu de ke-cra (crack) et disent « je connais la vie moi monsieur ! »,
alors qu’ils connaissent rien, ça c’est pas du lourd.

Moi je pense à celui qui se bat pour faire le bien, qu'a mis sa meuf enceinte,

qui lui dit j’t’aime, je vais assumer, c’est rien, c’est bien,

qui va taffer des fois même pour un salaire de misère,
mais le loyer qu’il va payer,
la bouffe qu’il va ramener à la baraque, frère,
ça sera avec de l’argent honnête,
avec de l’argent propre, ça c’est du lourd.


Je pense aussi à ces filles qu’on a regardé de travers parce qu’elles venaient de cités,

qu'ont montré à coup de ténacité, de force, d’intelligence, d’indépendance,

qu’elles pouvaient faire quelque chose de leur vie,

qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient de leur vie, ça c’est du lourd.


Mais t’as le bourgeois aussi, genre emprunté,
mais attention je n'généralise pas,
je dis pas que tous les bourgeois sont condescendants,

paternalistes ou totalement imbus de leur personne,

je veux juste dire qu’il y a des gens qui comprennent pas,

qui croient qu’être français c’est une religion, une couleur de peau,

ou l'épaisseur d’un portefeuille en croco, ça c’est bête , c'est pas du lourd , c’est...


La France elle est belle, tu le sais en vrai, la France on l’aime,

y’a qu’à voir quand on retourne au bled, la France elle est belle,
regarde tous ces beaux visages qui s’entremêlent.

Et quand t’insultes ce pays, quand t’insultes ton pays, en fait tu t’insultes toi-même,
il faut qu’on se lève, faut qu’on se batte dans l’ensemble,
rien à faire de ces mecs qui disent "vous jouez un rôle ou vous rêvez",

ces haineux qui disent "vous allez vous réveiller",

parce que si on est arrivé, si on est arrivé à faire front avec nos différences,
sous une seule bannière, comme un seul peuple, comme un seul homme,
ils diront quoi tous ?

C’est du lourd, du lourd, un truc de malade…"


Et, Joyeux Noël à vous ! ;-)